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Dans ma rue passent des silhouettes fatiguées, des corps trop légers enveloppés de tissus trop grands. Ils avancent sans direction, une cigarette accrochée à leurs doigts comme un dernier fil qui les relie au monde. Leurs vêtements flottent, leurs regards s’égarent quelque part entre ici et ailleurs, comme si plus rien n’avait de place solide dans leur vie.
Quand leurs yeux croisent les miens, il y a une brève suspension du temps. Un éclat de quelque chose — peut-être une demande, peut-être une absence — qui me traverse et s’éteint aussitôt. Et pourtant, cette seconde me serre le cœur.
Cela me fait mal de voir tant de fragilité exposée à l’air libre, tant d’histoires silencieuses qui semblent se dissoudre sur le trottoir.
Je marche, mais je reste avec un poids dans la poitrine : celui d’être témoin d’une humanité qui s’effrite, et de ne pas savoir comment tendre la main sans la briser encore davantage.
Dans ma rue, il y a des personnes sans domicile fixe.
Elles traînent leurs malheurs et leurs paquets, vêtues de vêtements sales, troués et parfois rapiécés. Parfois, leur seul compagnon est un chien.
On ne sait jamais vraiment si elles sont gentilles ou révoltées. On essaie de deviner leur état mental, si elles peuvent être dangereuses ou simplement en état d’ébriété.
Elles sont assises sur un banc, à attendre… à espérer un changement de vie. Elles attendent une âme charitable qui pourrait leur tendre la main.
Mais elles sont souvent déçues.
Le problème est qu'il y a les vrais et d'autres qui utilise cela pour en faire un petit business, vu de mes yeux vu, repartir dans une grosse Mercedes et n'avais plus besoin de sa béquille une fois la "journée" terminer pour rentrer chez lui bien tranquille. Je me contente maintenant d'un bonjour et ensuite j'avise si j'aide ou pas, si c'est un vrai ou pas pour celles et ceux qui sont souvent au même endroit.
@forumbe c'est vrai ce que tu dis j'ai rencontré deux cas :
Une maman avec un BB qui a refusé mon colis alimentaire elle hurlait qu'elle voulait l'argent
Des bohémiennes retirant leur bijoux en or dans une mercédes et que une heure plus tard je retrouvais mendiant dans une grande surface
Sans stigmatiser ni en faire une généralité, se sont souvent des gens du voyage, des romanichels comme tu l'évoques. Malheureusement cela fait du tort aux personnes qui sont vraiment en détresse, voilà pourquoi je fais le tri, il est très rare aussi que je donne de l'argent, parfois une pièce de deux euros si elle traine dans ma poche (ce qui est très rare aussi).
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